24/09/2006

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Il faudrait expliquer aux enfants et au jeunes gens, aux hommes aussi, quelque chose qu'ils oublient trop, il me semble, c'est que des plaintes sur soi ne peuvent qu'attrister les autres, c'est-à-dire en fin de compte leur déplaire, même s'ils cherchent de telles confidences, même  s'ils semblent se plaire à consoler. Car la tristesse est comme un poison; on peut l'aimer, mais non s'en trouver bien; et c'est toujours le plus profond sentiment qui a raison à la fin. Chacun cherche à vivre, et non à mourir; et cherche ceux qui vivent, j'entends ceux qui se disent contents qui se montrent content. Quelle chose merveilleuse serait la société des hommes, si chacun mettait de son bois au feu, au lieu de pleurnicher sur des cendres ! Remarquez que ces règles furent celles de la société polie; et il est vrai qu'on s'y ennuyait, faute de parler librement.

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10:28 Écrit par Aimable dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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