12/03/2006

Le cheval

 

Ma fille aime les animaux, nous n'en avons pas dans notre immeuble. Pourtant son rêve est de s'occuper de chevaux et en faire son métier ... ? La pauvre elle n'a comme expérience; si ce n'est que de caresser quelques animaux domestiques que possèdent les voisins de quartier. Ce soir à la télé ensemble nous regarderons : Przewalski, le dernier cheval sauvage.

 

France 3 à 18h : Le cheval de Przewalski dernier cheval sauvage au monde ; il n'a jamais été domestiqué, mais son espèce ne doit sa survie qu'à une association.

 

Les derniers chevaux sauvages de Prejwalczki ont disparu des plaines de Mongolie voici une trentaine d'année. Grâce à une opération de sauvetage menée en Lozère, ils retrouveront les steppes d'Asie centrale le mois prochain...

Début septembre, 12 chevaux  de Prévalski seront acheminés du causse Méjean en Lozère vers les steppes de Mongolie.  Ils vont recoloniser en quelque sorte leur pays d'origine. Ce transfert est l'aboutissement d'une opération de sauvegarde de cette race, opération lancée en 1988.

 

Un cheval jamais domestiqué prépare en Lozère son retour à la liberté :
Réfugiés au coeur de la Lozère, les chevaux de "Przewalski", seule race à n'avoir jamais été domestiquée, reprennent goût à la liberté, avant de regagner la terre de leurs ancêtres en Mongolie. Découverte dans le désert de Gobi en 1879 par un explorateur russe qui lui donna son nom, cette espèce, déjà représentée par les peintures rupestres de la grotte de Lascaux, remonte à l'époque glaciaire il y a 20.000 ans. Pour sortir de sa captivité un animal cantonné aux zoos après les intenses campagnes de capture qui l'ont fait disparaître d'Asie dans les années soixante-dix, une association française, soutenue par le Fonds mondial pour la nature (WWF), a installé un troupeau au Villaret, un hameau perdu dans le Causse Méjean. "C'était l'endroit idéal. On a retrouvé ici les mêmes conditions qu'en Mongolie : un paysage de steppes et un climat très rigoureux avec un hiver qui dure près de huit mois. Par moins vingt degrés, ce cheval est en pleine forme", confie Claude Feh, coordinatrice de l'opération pour l'association Takh (ndlr : "cheval" en mongol), basée à Arles. Spécialisée dans l'étude du comportement animal en milieu naturel, cette biologiste voit dans ce projet "un message fort pour la conservation des espèces exterminées par l'homme".
De onze animaux, cédés par des zoos européens, le "troupeau du Villaret" est passé à 54 têtes. Trappus et courts sur leurs pattes zébrées, ces chevaux ressemblant un peu à des ânes, parés d'une robe rousse et d'une crinière naturellement relevée, arpentent en semi-liberté depuis dix ans ce plateau rocailleux à l'herbe sèche, traditionnellement dévolu à l'élevage de moutons. Rare signe de l'intervention humaine, la présence d'abreuvoir dans une région dépourvue de point d'eau. Ils ont progressivement retrouvé leurs réflexes de survie, ainsi que leur organisation sociale, fondée sur des groupes familiaux dirigés par des mâles dominants. "Au début, on avait peur qu'ils ne s'habituent pas à cette nouvelle vie. Certains n'avaient même jamais brouté de l'herbe. Mais finalement, après une période de stress, tout s'est bien passé", raconte Claude Feh. Douze d'entre eux vont vivre en septembre une nouvelle aventure. Blottis dans des caissons à bord d'un avion-cargo qui atterrira au milieu des steppes, ils seront emmenés au parc national de Khar Us Nuur, dans la région de Khomiin-Tal, à l'ouest de la Mongolie. Leur pâture passera de 400 à 13.000 hectares. Ce transport exceptionnel, d'un coût de 120.000 euros, est financé notamment par les collectivités locales, des fonds de protection de la nature mais aussi les dons du public. En cas de succès, l'association projette, tout en préservant la réserve lozérienne, de réintroduire d'autres chevaux de "Przewalski" dans leur berceau d'origine pour tenter de recréer à l'état sauvage une espèce qui ne compte plus, selon elle, que 1.600 individus dans le monde.

16:26 Écrit par Aimable | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |